Depuis le mois de mai, la Sopap est en redressement judiciaire. C’est un salarié de cette entreprise spécialisée dans le développement des indexeurs à cames et manipulateurs qui nous a fait part de son inquiétude en nous envoyant un e-mail. Regrettant que notre blog n’ait pas relaté la situation de cette usine au bord de l’asphyxie. C’est aujourd’hui chose faite.
Difficile d’y voir clair pour l’avenir des 68 salariés de la Société pour l’automatisation des presses, implantée à Tournes dans les Ardennes. Créée en 1973, comment la Sopap en est arrivée là. Selon les deux syndicats (CFE-CGC et CFTC), la société à la comptabilité contrôlée par KPMG, aurait enrayé la chute de l’une de ses filiales aux Etats-Unis, frappée par « deux dépôts de bilan, que nous avons renfloué », affirment les syndicalistes sur le site internet de L’Ardennais. Les deux salariés considèrent que leur patron n’a pas su s’adapter au marché et créer de nouveaux produits. « La crise a bon dos, dénoncent-ils. Les pertes s’accumulent depuis cinq ans maintenant. » « J’ai croisé un commercial, raconte l’un d’eux. Il m’a dit : ‘‘Je suis content d’être parti, je savais que ça finirait comme ça’’. »