Mardi 13 janvier à 14 heures, les dirigeants d’Autocam, les représentants du CE de Frank et Pignard et de Bouverat étaient attendus au tribunal de commerce d’Annecy. Les trois entités avaient été placées en Plan de sauvegarde le 12 novembre dernier pour 6 mois renouvelables par le tribunal de Bonneville, réuni en compétence commerciale. Au bout de 2 mois, le tribunal avait cependant un droit de regard sur la situation afin de continuer le plan ou de passer l’entreprise en redressement ou liquidation judiciaire.
Regard que le président du tribunal a donc jeté mardi 13 sur l’expertise de l’administrateur judiciaire M. Sapin. Premier double point positif : le plan de sauvegarde continue pour Bouverat comme pour Autocam, son dispositif ayant permis les résultats escomptés. Le gel des créances a autorisé la société à renégocier avec ses donneurs d’ordre ses prix à la hausse, « raisonnablement, avec certains clients, pour ne pas hypothéquer l’avenir », pointe Franck Colin, DRH Europe d’Autocam. Ainsi, la perspective d’une cessation de paiement est écartée dans l’immédiat. Parallèlement, la vente de Frank et Pignard à un fonds d’investissement industriel allemand, Bavaria IndustrieKapital, est à l’étude. Autocam est vendeur, Bavaria acheteur. L’administrateur doit désormais aller à leur rencontre pour en savoir plus sur les perspectives à envisager par rapport aux créanciers, personnels… Un nouveau rendez-vous au tribunal a d’ores et déjà été fixé au 17 mars pour toutes les parties présentes mardi.
(Extrait de l'article paru dans Le Messager, ce jeudi 15 janvier)