Si les salariés de l’industrie sont en majorité prêts à recommander à un jeune de se former dans les métiers de leur entreprise, ils ne sont tout de même que 68 %. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé auprès de 1 306 salariés issus de treize industries de la vallée de l’Arve. Il s’agit d’une enquête visant à améliorer à la fois l’image du métier, de l’entreprise et du secteur d’activité auprès de leurs salariés. Enquête qui a été confiée à un cabinet spécialisé au cours du premier trimestre, dans le cadre de l’un des programmes du pôle de compétitivité Arve-Industries, Talents 2010. Voici ce que le sondage, dont c’est une première dans le pays du décolletage, révèle.
Un manque de communication sur les projets de l’entreprise. 80 % des salariés interrogés disent avoir une bonne connaissance des produits fabriqués par leur entreprise, du marché et des clients. Mais 48 % ignorent les projets de développement mis en place par leur employeur.
Un avenir incertain. Si une grande majorité trouve leur métier intéressant (86 %), ils sont moins nombreux à croire en l’avenir de leur métier (72 %) et de leur entreprise (69 %).
Fier d’être salarié. En totalisant 79 % des sondés, la fierté de travailler pour telle ou telle entreprise reste prédominant chez les salariés de la vallée. Petit bémol, seuls 34 % savent ce que les clients pensent de leur entreprise.
Dur de véhiculer une bonne image de son employeur. Les pourcentages reculent quand il s’agit de recommander son employeur à une personne cherchant un emploi : 67 %. Mais 70 % lui conseilleraient de choisir son secteur d’activité.
Tout sauf mon métier. Si 86 % des salariés sont prêts à pousser les jeunes à se former aux métiers techniques, ils ne sont plus que 68 % à vouloir les inciter à apprendre le même métier qu’eux.
Oui, on recrute. À la question de savoir si votre entreprise et votre secteur d’activité recrutent, ils sont respectivement 84 % et 86 % à vouloir le croire.
Le spectre de la délocalisation. Quant au niveau de performance, le ton est donné puisque respectivement 86 % et 85 % des sondés sont d’accord pour dire que l’entreprise est compétitivité, tout comme le secteur d’activité. En revanche, ils craignent la délocalisation à hauteur de 52 % d’entre eux.