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Le blog de la revue Le Décolletage et industrie

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Sallanches : quand le décolletage se fait tout petit chez Maurice Gavard

Publié par Jérôme Meyrand sur 7 Mars 2013, 12:57pm

La petite entreprise de trois personnes fondée en 1945 par le grand-père de Michel Gavard est spécialisée dans le microdécolletage. Les pièces fabriquées sont souvent aussi fines qu’un trombone.

gavard.JPG

Michel Gavard, 43 ans, petit-fils de Maurice Gavard, pose devant son dernier investissement,

un tour Tornos EvoDeco 10 conçu pour la production de toutes petites pièces.

 

Route des Vorziers à Sallanches (HauteSavoie), après avoir franchi le passage à niveau, la chaussée goudronnée conduit vers la seule usine de décolletage du quartier, coincée entre la voie ferrée et l’Autoroute blanche. C’est ici que depuis 1952 (en SARL depuis 1970), l’atelier de Maurice Gavard produit des pièces si petites qu’elles se perdent dans les copeaux de la machine.

 

Il faut remonter à 1945, année où Maurice fabriquait artisanalement ses premières pièces, chemin des Millières. Le microdécolletage, un savoir-faire que son petit-fils Michel, 43ans, défend avec passion.

 

« Mon grand-père ne travaillait que pour l’horlogerie, raconte-t-il. Il produisait notamment des barillets (mince boîte cylindrique avec un bord denté dont la fonction est d’entraîner le rouage de la montre, Ndlr) pour la société Horlogerie de Savoie basée à Annemasse, mais aussi pour d’autres clients français et suisses. »

 

Il ne faudra pas dix ans pour que Maurice et son fils Gaston se positionnent sur d’autres marchés. « L’arrivée des montres à quartz a mis fin à l’activité horlogère », souligne Michel les mains glissées dans les poches de sa blouse bleue. Du coup, les établissements Maurice Gavard s’orientent vers la production de pièces pour la connectique, l’appareillage et l’armement.

 

C’est sur des barres à partir de 0,5 mm de diamètre (oui, vous avez bien lu, 0,5 mm) que Michel Gavard usine des broches de connexion et autres petites vis. « Nous pouvons travailler jusque dans des barres de 10 mm de diamètre mais pas au-delà, après c’est trop gros », affirme ce microdécolleteur minutieux.

 

En plus de réaliser la prouesse de fabriquer des pièces du diamètre d’un trombone (voir photo ci-dessus), Michel Gavard s’attaque à des matières difficiles à usiner. « Comme les alliages de cuivre C97 et C99 qui sont particulièrement mous, donc ça laisse beaucoup de bavures. »

 

Son dernier investissement remonte à décembre 2012. Michel Gavard s’est offert un tour Tornos EvoDeco10 (de 10 mm de passage en barre) d’une valeur de 250 000euros. La machine est venue rejoindre un parc de 25 tours à cames Tornos M7, MS7 et R10 et trois autres tours à commande numérique Tornos Deco 2000.

 

Avec un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 euros, la petite entreprise de trois personnes a su s’adapter aux différentes crises. Pour rester compétitif, la flexibilité, il se l’applique d’abord à lui-même. « Je travaille de 6 h 30 à 23 heures du lundi au vendredi et normalement j’arrête le samedi à midi », indique Michel Gavard le plus naturellement possible. Un passionné !

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usinage cuivre 18/10/2016 08:20

Félicitations pour la famille Gavard, c'est un bel exploit. Bonne chance pour la suite!

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