C’est en suivant durant deux jours le premier banquier de France, le Savoyard René Carron, que Paris Match a été amené à parler de la vallée de l’Arve et de ses décolleteurs.
Extraits.
… ‘‘Rien n’est plus comme avant. C’est le triste constat qu’on entend entre Chambéry et Annecy, dans la
vallée de l’Arve. Une région qui compte près de 800 entreprises, employant 12 000 personnes. Elles demeurent les meilleures au monde dans la mécanique de précision (le
décolletage, en termes techniques) mais ont encaissé la récession de plein fouet. Travaillant à 80 % pour l’automobile, elles ont subi, en septembre 2008, parfois d’une semaine sur l’autre, des
chutes colossales de leur chiffre d’affaires. «J’ai vu mon volume de ventes s’écrouler de 50 % sans avertissement», raconte sur le terrain l’un des patrons concernés, David
Calendrier, à René Carron, le président du Crédit agricole. Sur ses terres de Savoie, où il dirige toujours la caisse locale, ce grand banquier, col ouvert et tutoiement facile, qui a
commencé en trayant les vaches et fréquente le FMI comme Davos, est confronté à la crise toutes les fins de semaine.’’
… . ‘‘«Au Crédit agricole, nous avons décidé de réduire vigoureusement les risques pris sur les marchés
financiers. Voilà pourquoi nos résultats sont moins élevés au premier semestre», explique le dirigeant du groupe mutualiste. Les pratiques risquées le hérissent. «En Savoie, nous avons 2 000
collaborateurs et 45 % de parts de marché. Quand on parle des banquiers en évoquant les bonus, ça me blesse un peu. Notre rôle est très éloigné de tout ça. On partage la responsabilité de tous
les secteurs économiques du département.» Fait très inhabituel, les patrons de la vallée de l’Arve sont conscients de beaucoup devoir à leur banque. «Non seulement j’ai pu tenir
pendant le pire de la crise grâce au Crédit agricole, explique David Calendrier, dont la PME familiale a été très secouée, mais je projette de racheter l’un de mes concurrents
aux Etats-Unis qui, lui, a été lâché par son établissement financier...»’’
Retrouver l'article complet ICI
Le comité national des Etats généraux de l’Industrie sera installé
ce lundi 2 novembre à Bercy, a annoncé ce vendredi 30 octobre le ministre chargé de l’Industrie, Christian Estrosi. Composé des dirigeants des principales fédérations industrielles, des partenaires
sociaux, de chefs d’entreprise, d’économistes, d’un historien et d’un architecte, ce comité pilotera les travaux des Etats généraux de l’Industrie au niveau national.
En savoir plus...
>> une
infographie pour comprendre le fonctionnement
>> l'état
de l'industrie en France
Profitez du changement d’heure pour visiter le Musée de l’horlogerie ! Cette tirade, telle un slogan, a
sûrement influencé les apprentis en 1ère année de bac pro technicien d’usinage du CFAI Formavenir, puisque le 28 octobre ils ont poussé les portes du Musée de l’horlogerie et du
décolletage de Cluses (Haute-Savoie).
Ils ont plongé dans l’atmosphère d’un atelier de décolletage du début du XXème siècle et pu mesurer les progrès réalisée par cette industrie : des premiers tours à main où l’on faisait tourner la broche manuellement à l’aide d’un archet, aux machines à renvoi avec leurs lots de courroies et de poulies suspendues au plafond, pour finir aux tours à cames des constructeurs français ou helvétiques. Ces derniers sonneront le glas du « tout mécanique » pour mieux céder la place aux commandes numériques d’aujourd’hui. Les apprentis du CFAI ont pris conscience de la dextérité requise pour la mise en œuvre de ces machines que leurs parents et grands-parents ont probablement connues.
La seconde partie de la visite s’est déroulée dans « les couloirs du temps » avec l’horlogerie. Les apprentis ont découvert l’expression « midi pétante », relative à l’allumage d’une mèche de canon à midi précise grâce à une loupe savamment orientée vers le soleil. Ils ont pu comparer aussi leur enseignement à celui des élèves en productique du lycée Charles-Poncet de Cluses dans les années 1900, reconnaissant la technique et la précision des dessins à la plume ou au crayon, que réalisent aujourd’hui les logiciels de DAO (dessin assisté par ordinateur).
En somme, cette visite
n’aura pas ouvert une fracture entre les générations, mais plutôt un passage de témoin entre les balbutiements d’une industrie, où tout était à inventer, et les soubresauts d’une autre où tout
reste possible, malgré la crise ambiante.
Christine Djaté, du CFAI Formavenir
>>> Connaître les
horaires d'ouverture du musée
>>> Visite virtuelle du
musée
A Saint-Nazaire (Loire Atlantique) les sous-traitants d’Airbus se font des cheveux blancs. En cause : le plan de restructuration Power 8 du constructeur d’avions.
Le quotidien nantais Presse Océan a rencontré plusieurs fournisseurs d’Airbus soucieux pour leur avenir. Dans son article publié sur le site internet du journal ce jeudi 29 octobre, Franck Labarre a recueilli plusieurs témoignages des syndicats.
Chez Halgand (180 personnes) à Saint-Brevin, huit salariés ont été licenciés à la mi-octobre. Chez Rabas (48 employés), le temps de travail passera le 2 novembre à 26 h 40 par semaine. Selon le quotidien, 1,5 million d'euros ont été investis dans de nouvelles machines par les sous-traitants à la demande de leur donneur d’ordre, « pour baisser le prix d'usinage des pièces... », rapporte un délégué syndicat.
Les syndicats s’alarment face à la baisse d’activité alors que « le carnet de
commandes d'Airbus est toujours aussi important », écrit Franck Labarre qui cite la CGT : « S'il y a toujours autant d'avions à fabriquer qu'avant, c'est qu'il y a une fuite de la
charge de travail quelque part... ». « Et ce quelque part, ce serait à l'étranger, poursuit le journaliste. Comme cela va bientôt être le cas en Tunisie, où la nouvelle usine d'Aerolia
ouvrira au tout début 2010 avec, à terme (2014), la création de sept cent cinquante emplois ».
A lire
>>> Recomposition de la
sous-traitance
Lors de la visite du secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, Laurent Wauquiez, dans la vallée de l’Arve, le 27 novembre, plusieurs tables seront organisées (de 9 à 13 heures) par la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) de Haute-Savoie à la salle Agora de Bonneville. Il visitera dans l'après-midi des PME ayant mis en place le dispositif "former plutôt que licencier". Voici les noms des intervenants et thèmes des trois tables rondes.
Les soutiens locaux : accompagnement en trésorerie, en développement
Avec…
Laurent de Jekhowsky, trésorier-payeur général
Gérard Favray, Banque de France
Lionel Tardy, député
Cyril Gouttenoire, Oséo
Guy Huguet, Zig Zag
Serge Briée, LCO Protomoules
Conclusion par Guy Métral, président de la CCI Haute-Savoie
Vos questions sur revitalisation@cgpme74.org
La revitalisation du tissu économique
Avec…
Pierre Hérisson, sénateur
Martial Saddier, député-maire de Bonneville
Gérard Cascino, commissaire à la réindustrialisation
Lionel Baud, président SNDEC
Etienne Piot, président Arve-Industries
Emile Allamand, société Savoy Moulage
Conclusion par Christian Monteil, président du Conseil général de Haute-Savoie
Vos questions sur local@cgpme74.org
La formation : former plutôt que licencier
Avec…
Jean Claude Carle, sénateur
Thierry Guillemin, directeur du CTDEC
Pierre Vachal, co-président Agefos
Serge Geri, directeur Agefos
Philippe Dumont, directeur départemental du travail
Julie Gnuva, société Dgin
Conclusion par Nicolas Jimenez, co-président Agefos
Vos questions sur formation@cgpme74.org
Présence aux trois tables rondes de…
Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat à l’Emploi
Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale
Jean-François Roubaud, président national de la CGPME
François Turcas, président régional CGPME Rhône-Alpes
Jean-Marie Gomila, président CGPME 74
Le programme et l'invitation ici
Quarante élèves de lycées techniques ont participé à Cluses au
“Trophée Jeunes” dans le cadre des Rencontres internationales de l’usinage. Le défi : déterminer en quatre heures le processus de réalisation d’une pièce de décolletage.
La deuxième édition du Trophée Jeunes s’est déroulée lors des Rencontres internationales de l’usinage à Cluses, les 21 et 22 octobre (lire ci-contre). Le principe ? Quarante lycéens de quatre
établissements de formation* ont planché le 28 septembre sur une problématique d’usinage. Chaque groupe était composé de quatre élèves de niveaux BEP, bac pro, BTS, et provenant d’établissements
scolaires différents.
L’épreuve se déroulait dans les locaux du Centre technique de l’industrie du décolletage à Cluses. Les trois meilleurs groupes ont reçu, mercredi 21 octobre, leur trophée (un bon pour des tours
de kart à Scientrier).
Manuel Mercier, technicien d’usinage en bac pro, au lycée du Mont-Blanc, explique
le challenge. « Nous devions faire l’étude de fabrication d’une pièce sur un tour monobroche puis un multibroche. Nous avions seulement quatre heures pour y parvenir. »
Les futurs usineurs étaient encadrés par dix étudiants en deuxième année à l’école des Arts et Métiers de Cluny (Saône-et-Loire). Rodolphe Boucher est l’un d’entre eux. « Les élèves devaient
notamment définir une gamme d’usinage, calculer les différents paramètres de coupe, choisir les bons outils pour que la pièce soit réalisable sur les deux machines. »
La pièce que fabrique une entreprise de décolletage était remise aux élèves avec son plan. « Les candidats devaient alors déterminer et valider un nouveau processus pour la réaliser », indiquent
les organisateurs, François Bagur et Thierry Bariller. Mais voilà, au cours de l’épreuve les choses se compliquent. « La production de cette pièce passe de 10 000 à 100 000 pièces par an »,
stipule le dossier de l’épreuve. Ce qui va nécessiter l’utilisation d’une machine plus productive, le tour multibroche. « Ils devaient alors réétudier la gamme de cette pièce sur cette nouvelle
machine », poursuit François Bagur. Un seul groupe est parvenu à rédiger la nouvelle gamme d’usinage dans le temps imparti.
*Lycée Charles-Poncet et celui du Mont-Blanc, le LPVA Paul-Béchet et CFAI Formavenir
Le recul des commandes de machines-outils a atteint en moyenne 45% au troisième trimestre par rapport à la même période de 2008. Selon le dernier bulletin du Syndicat des entreprises de technologies de production, cette baisse varie selon les constructeurs adhérents au syndicat (liste ici) de -20 à -70%.
Le marché restant toujours aussi opaque. Puisque « pour 58 % des industriels, les consultations sont en baisse par rapport au trimestre précédent », observe le Symop. Et ils ne sont que 16 % à avoir « enregistré une hausse de leurs consultations ».
Et c’est celui de l’occasion (surtout sur des équipements récents) qui saisit la balle au bond. Ce serait « dans une certaine mesure, un autre facteur de rétrécissement du potentiel d’affaires pour les machines neuves », commente le Symop.
Et si les entreprises de machines-outils parviennent à éviter la casse d’ici la fin de l’année, elles le devront à des « projets initiés il y a quelques mois, voire l’an dernier, permettent de limiter l’impact de la crise sur les chiffres d’affaires », commente le syndicat.
La Chine et l’Inde, deux clients intéressés. « Des projets d’investissement en machines-outils réapparaissent qui concernent davantage des dossiers à l’export, notamment la zone asiatique », souligne la note du Symop.
Le marché des outils de coupe semble réagir. La demande y est plus soutenue. Mais il y a une raison à cela. « Grâce à des plans de charge plus étoffés dans les ateliers de production et des stocks particulièrement bas chez les clients », analyse-t-on à la Maison de la mécanique, à Paris.
Les quelques projets d’investissements dans l’automobile n’ont pas profité aux fabricants de l’Hexagone. Puisque ces derniers « concernent quasiment uniquement des usines à l’étranger. Le secteur du décolletage retrouve une activité plus soutenue qui laisse prévoir quelques investissements, poursuit le rapport du Symop. Mais d’une manière générale, sauf effet de niche, la demande en France est atone dans la plupart des secteurs clients. »
La fin d’année s’annonce mal. « Le taux d’utilisation des capacités de production reste encore historiquement bas au niveau national mais aussi européen. » Malgré des mesures de chômage technique et des réductions d’effectifs, les « prévisions de trésorerie ne sont pas très optimistes pour le début de l’année 2010 », constate le Symop. Qui conclut : « Les industriels espèrent une amélioration progressive de leurs carnets de commandes au cours du deuxième semestre 2010 mais celle-ci ne permettra pas de retrouver les niveaux de 2008. »
Jean-Marie Gomila, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises annonce la venue de Laurent Wauquiez dans la vallée de l’Arve. La CGPME de
Haute-Savoie avait été citée à titre d’exemple par le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, pour son dispositif “former plutôt que licencier”.
Quel est le moral des sous-traitants industriels depuis ces derniers mois ?
Les chefs d’entreprise ont passé le cap difficile de la crise, mais on constate que
l’activité n’est plus vraiment la même. Les commandes arrivent au compte-gouttes. La grande inquiétude, c’est leur niveau de trésorerie. L’année 2009 a été difficile et les trésoreries sont
basses. Même si des commandes reviennent, il faudra tenir.
La loi sur les délais de paiement a-t-elle apporté un peu d’oxygène aux sous-traitants ?
Elle ne joue pas l’effet attendu à cause de certaines dérogations, notamment dans
les secteurs du bâtiment, du commerce et même de l’industrie. Certains grands donneurs d’ordre continuent de déraper jusqu’à 120jours, quand d’autres n’envisagent pas de délocaliser, en Suisse
par exemple, leur centre décisionnel pour contourner la LME (loi de modernisation de l’économie, Ndlr).
Selon vous, la crise a-t-elle entraîné beaucoup de fermetures d’entreprises ?
Selon nos chiffres, il y aurait eu 240 dossiers sur l’année 2008. Au premier septembre on serait déjà à 320 fermetures depuis le début de l’année. Les annonces légales pullulent dans les journaux.
Votre analyse sur la gestion de cette crise…
J’ai été agréablement surpris par la réactivité des élus, des services de l’État,
du préfet, du trésorier-payeur général. Nous qui pensions être dans deux mondes différents entre le privé et le public… La direction du travail, par exemple, a été jusqu’à se mettre sur la limite
de la ligne rouge pour augmenter l’indemnisation du chômage partiel. Pour ce qui est de nos adhérents, patrons de PME et TPE, ce que je retiendrais, c’est leur capacité extraordinaire à vouloir
survivre.
Ils ont quand même frôlé les -70 % et sans déposer le bilan tout en étant extrêmement réactifs et sensibles à l’aspect social. Ils ont réussi à tenir tout en limitant la casse sociale. Je trouve
cela d’une certaine manière, très héroïque de leur part.
Le report de paiement de la taxe professionnelle 2008 avec un remboursement en 2010 échelonné sur l’année, mais également le report du paiement des charges Urssaf et Assedic ont-ils été
profitables aux entreprises cette année 2009 ?
Oui. Sauf qu’aujourd’hui on se demande si l’État pourra continuer à accumuler des
couches de dettes, avec la question du soutien abusif qui peut vite devenir une épée de Damoclès. Mais il y a un autre problème que j’aimerais soulever. Lors du rachat d’une entreprise par un
groupe, celui-ci peut demander d’étaler sur plusieurs mois les dettes envers ses fournisseurs locaux.
Ce n’est pas normal et il faudrait que les relations entre les groupes industriels et leurs sous-traitants de la vallée de l’Arve puissent se tisser dans une meilleure éthique de ce point de
vue-là.
"Laurent Wauquiez souhaitait citer notre action dans le département à titre d’exemple"
Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’Emploi, a souligné l’exemplarité du dispositif “former plutôt que licencier” mis en place dans la vallée de l’Arve en janvier. Il a indiqué
qu’il avait servi de modèle dans le cadre du Fiso (Fonds d’investissement social, destiné à la formation et la reconversion professionnelles) au niveau national. Comment est né ce dispositif
?
Il est né d’une réunion organisée en octobre 2008 avec un certain nombre de
décolleteurs adhérents à la CGPME et la direction départementale du travail. Celle-ci avait déjà conscience des effets de la crise sur nos entreprises et les salariés. Il faut également rappeler
que juste avant cette chute brutale de leur activité, les industriels de la vallée de l’Arve étaient davantage préoccupés par le manque de main-d’œuvre qualifiée. Alors que maintenant, ils se
retrouvent à devoir supprimer une partie de leurs effectifs.
Lors de notre discussion, nous nous sommes dit que la baisse des commandes allait entraîner du chômage partiel. Mais plutôt que de les renvoyer chez eux au chômage, pourquoi ne pas les former
pendant ce temps. Nous avons ensuite soumis cette idée au préfet et notre dispositif était lancé dans la foulée. Les parlementaires Martial Saddier et Lionel Tardy nous ont très vite soutenus
dans cette démarche et Bernard Accoyer (député haut-savoyard et président de l’Assemblée nationale) a fait un travail dans l’ombre remarquable, notamment auprès de Laurent Wauquiez.
Nous demandions une enveloppe de 20 à 30 millions d’euros pour notre dispositif alors que le budget de l’État pour la formation en France était de 16 millions d’euros. Dans un premier temps, nous
avons obtenu le fameux “un million d’euros” annoncé par Laurent Wauquiez. Mais l’État nous donnait son feu vert pour continuer, même si nous allions au-delà de cette somme. Car Laurent Wauquiez
souhaitait citer notre action dans le département à titre d’exemple.
Et c’est ce qui est arrivé ?
Aujourd’hui nous en sommes à 10 millions d’euros pour 80 entreprises ayant choisi de “former plutôt que licencier” avec 2 000 salariés concernés.
80 entreprises, c’est peu. Non ?
C’est insuffisant car des patrons n’y ont pas cru. Un plan de formation pouvant être financé jusqu’à 93 %, avec une moyenne de 78 %, sans de trésorerie à sortir puisque l’État donnait de l’argent en amont et que les Opca (organismes chargés de collecter, mutualiser et redistribuer les obligations financières des entreprises en matière de formation professionnelle, Ndlr) payaient directement les centres de formation et prenaient en charge les coûts pédagogiques et les rémunérations des employés.
"Les patrons n’y croyaient pas"
On garde les salariés, on améliore leurs compétences et on les rappelle dès que la production revient. Les patrons n’y croyaient pas. C’était trop gros. Ils se disaient, mais il y a un piège
là-dessous. Bref, notre dispositif s’est heurté à l’incrédulité de certains chefs d’entreprise. Des adhérents de la CGPME ont été les premiers à tester le dispositif. S’ils ont essuyé les
plâtres, on peut dire qu’il est bien rodé désormais. On peut remercier Christine Deble, ingénieur à la direction départementale du travail qui a mouliné tous les dossiers.
Laurent Wauquiez se rendra-t-il dans la vallée de l’Arve ?
Oui, le 27 novembre. Le secrétaire d’État à l’Emploi visitera une entreprise qui a
mis en place notre dispositif. Le président national de la CGPME, Jean-François Roubaud, sera là également, tout comme Bernard Accoyer et les autres parlementaires du département. Nous
baptiserons cette journée : “Trophées des entreprises. Etat-entreprises, la nouvelle donne”.
À l’Agora de Bonneville, plusieurs tables rondes seront organisées afin de faire le point sur les outils d’accompagnement existant et à venir. Le 27 novembre, une date quasi symbolique, puisque
c’est le 22 novembre 2008 que nous avions mobilisé, à l’Agora de Bonneville, de nombreux chefs d’entreprise inquiets devant la brutalité de la crise.
"Les mesures seraient reconduites au moins jusqu’en juin"
Les mesures d’accompagnement des entreprises en difficultés seront-elles reconduites en 2010 ?
D’après nos échos, elles pourraient être reconduites au moins jusqu’en juin.
Les reports de paiements de cotisations sociales et fiscales en 2010 ne vont-ils pas faire de mal aux PME en s’ajoutant à celles de l’année prochaine ?
On ne peut pas faire cette multiplication simple, c’est trop caricatural. Car des
entreprises avaient déjà étalé leurs dettes sociales et fiscales sur l’année 2009, d’autres ayant des effectifs plus bas paieront donc moins de charges. Une chose est sûre, ces reports ont permis
d’amortir l’effet coup de poing de la crise sur les PME.
Le député d’Annecy, Lionel Tardy, a été votre prédécesseur à la tête de la CGPME…
Il est aussi chef d’entreprise et il fait un boulot de député avec beaucoup d’énergie et d’actions concrètes. Il garde l’esprit d’un entrepreneur et mouille beaucoup sa chemise.
L’Afpa des pays de Savoie (association pour la formation professionnelle des adultes), qui déploie plusieurs formateurs au sein même des entreprises de la vallée de l’Arve en Haute-Savoie, pourrait, à terme, ouvrir une structure permanente dans le berceau du décolletage. Des discussions avec la commune de Scionzier seraient en cours.
On se souvient qu’en novembre 2005, l’Afpa avait déjà ouvert une antenne à Marnaz mais qui a fermé
depuis. En cause : nous étions alors dans une période de plein emploi.
A voir
>>> le site internet de l'Afpa des pays de Savoie
Blaser Swisslube France organise deux séminaires de formation
sur le site de production de Hasle-Rüegsau (Suisse).
Les 4 et 5 novembre sur les huiles entières et le décolletage.
Les 8 et 9 décembre sur l'optimisation des outils liquides.
S'inscrire au 04 77 10 14 90 ou sur france@blaser.com

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